Frelon asiatique

LA LUTTE CONTRE LE FRELON ASIATIQUE Le frelon asiatique est aujourd’hui présent sur la quasi-totalité du territoire français. Il est source de difficultés du fait de sa présence dans les zones urbanisées, mais également...

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Historique du village de Montréal - Ardèche

Le village de MontréalMontréal est un petit village de 550 habitants situé dans le Sud de l'Ardèche,à une vingtaine de kilomètres des Gorges de l'Ardèche et de la Caverne du Pont d'Arc,à une trentaine de kilomètres de la montagne ardéchoise(même si pour accéder aux pistes skiables de Bauzon la distance s'évalue davantage en temps qu'en kilomètres car c'est bien connu :en Ardèche,entre deux virages il y en a un troisième! La commune recouvre 615ha. Son altitude varie selon les endroits de 152 m à 372 m (on comprendra que les adeptes de la petite reine ne craignent pas les dénivelés.)Certes il serait flatteur de penser que ,conformément à l'étymologie , « Mons Regalis », quelques velléités de royauté seraient à l'origine du village ;de fait , Montréal ne fut pas une possession royale.

Un peu d'histoire
La première mention de Montréal paraît remonter aux environs de 1165.Son implantation en un lieu élevé semble bien liée à la présence de mines d'argent  de Largentière dont il contrôlait un des accès  . Le château permettait de surveiller les entrées et sorties de la vallée à un endroit où celle-ci se resserre. D' autres ensembles fortifiés ,forment  avec lui comme une couronne à l'entour de Largentière(« « Chassiers Tauriers Montréal metan la ville dinc oun trouc » dit le dicton,mais ,de ce fait la protègent) . Sa fondation pourrait être le fait d'un seigneur puissant,dépendant de l'évêque de Viviers, lui-même,seigneur de Montréal et l'un des principaux copropriétaires des mines d'argent.La première mention de Montréal est dans l'hommage rendu en 116,par son seigneur à Pierre de Balazuc ,le fils d'un croisé décédé devant Arcos. En août 1210, il est mentionné une tour ,indûment achetée par le comte Raymond VI de Toulouse , qui suscite une polémique car celle-ci ,sise à Montréal, donc  située dans le  domaine de l'évêque de Viviers , appartient  à ce dernier. En 1299 ,on découvre le nom d'un seigneur de Montréal : Béraud qui reçoit l'autorisation de prendre les eaux de la Ligne pour les conduire à son moulin situé sur la rive gauche de la rivière.
De 1345 à 1685 le nom de Balazuc est étroitement associé à celui de Montréal. C'est en 1345 que Pelette de Montréal épouse Albert de Balazuc En 1638 Marie de Balazuc épouse Gabriel de Hautefort. C'est ce nom qui jusqu'en 1746 marquera la seigneurie de Montréal.

Montréal aujourd'hui
Outre les nombreux quartiers, Montréal dispose de deux lieux emblématiques : l'église et le château.

L'église Saint Marc
Curieusement l'église de Montréal doit son existence... à son cimetière, aujourd'hui en voie de disparition. Pour pratiquer leur religion, les Montréalais devaient se rendre à Saint Amans, la paroisse d'un village voisin, Laurac , située à environ trois kilomètres. On se doute bien que transporter un défunt sur des chemins rocailleux à l'aide de la bête de somme (âne, mulet, bœuf ou cheval ) attelée à  la charrette qui servait à transporter selon les nécessités les outils , les récoltes ou le fumier,ne relevait pas d'une sinécure d'autant que pour corser l'affaire il fallait traverser un ruisseau  le Guyen qui avait la fâcheuse manie d'être en crue au printemps et à l'automne et de geler en hiver. Aussi les Montréalais  décidèrent-ils en 1631d'inhumer leurs morts dans un terrain attenant à la chapelle du château, au centre du village .Après moult controverses,l'autorisation fut accordée. Dans le même temps, la chapelle fut agrandie avec les pierres d'une tour,la tour Rompude,vendue au seigneur de Montréal et proche de la chapelle.Les paroissiens demandèrent à l'évêque, accompagné de Saint Jean François Régis, qu'un vicaire fût nommé et que des fonts baptismaux fussent dressés dans l'église. Ainsi, dés 1676 Montréal devenait une paroisse autonome,libérée de la tutelle lauracoise. Toutefois ce statut ne fut officiellement reconnu qu'en1804. C'est une belle église chaudement blottie dans les entrailles du bourg.Un clocher peigne,à triple ouverture abrite le clocheron. Ce mot désigne le pluriel de deux cloches. L'intérieur est lumineux avec 3 vitraux représentant St Pierre, St Marc, patron de la paroisse et St Paul, persécuteur des chrétiens et converti pour devenir un des plus actifs témoins du Christ. Le chemin de croix a été peint par une artiste. On peut voir aussi, à l'intérieur de l'église une plaque commémorative des soldats décédés pendant la guerre de 1939-1945. Dans la chapelle de la Vierge un tableau représente le fondateur de la communauté : l'évêque ST Amans.

Les tours et le château
Les tours et le châteauA l'origine, il y avait trois tours. La légende rapporte que le seigneur de Montréal les avait construites pour ses trois filles. De ces trois tours, deux subsistent à présent. Leur style d'architecture se rapporte à la même époque:plein cintre roman ou ogive à peine ébauchée,pierres de l'extérieur taillées en diamant et lisses à l'intérieur. On peut les dater de la fin du XI° siècle ou du début du XII¨.
La tour disparue portait le nom de « tour rompude » sans doute parce qu'elle tombait en ruines.Elle a servi à construire la chapelle de l'église et sa coupole.On peut distinguer son emplacement.

 

La tour de Joyeuse

 

 

 

La tour de Joyeuse
Elle se situe sur la bordure nord du village.En 1743 elle est appelée Tour du Vicomte de Joyeuse peut-être marquait-elle la part de coseigneurie des seigneurs de Joyeuse avec ceux de Montréal?Elle a beaucoup souffert du temps et des hommes .Malgré cela elle mesurait encore 22mètres de hauteur en 1895.

 

 


La grande tourLa grande tour
Elle est appelée « tourasse»en raison de son élévation :25 mètres. Elle impressionne par sa puissance et la qualité de son appareil de pierres à bossages avec laquelle joue la lumière du soleil .Adossée au château par sa face Nord,elle s'ouvre seulement de ce côté à la hauteur de 5m par une fenêtre au cintre brisé. On accédait à cette tour par un escalier .A l'intérieur de la tour  des pierres émergentes destinées à soutenir le plancher mobile,« le Pont Levadis » que l'on faisait monter et descendre selon les nécessités.L'intérieur est éclairé par 4 ouvertures placées à une hauteur d'environ 8 mètres .Etroites extérieurement, elles vont en s'évasant pour favoriser l'entrée de la lumière..Un escalier pratiqué dans l'épaisseur du mur permet l'accès au sommet de la tour. Cette tour est mentionnée en 1210 mais existait sûrement avant cette date .
Aujourd'hui ,le château et la tour font l'objet de nombreuses animations à partir du 8 mars et jusqu'à la fin de l'automne(tourisme et écoles).Le châtelain mobilise les associations pour valoriser ,faire visiter et remettre en état le château. 

 

Le vieux villageLe vieux village
Il occupe le centre autour du « paty »,(grand pré communal) désigné aujourd'hui par « le Plot »(terrain plat)ombragé par de magnifiques platanes(. La croix  rappelle les Rogations (temps de prière pour obtenir de bonnes récoltes)et le monument aux morts évoque les soldats morts en 1914-18 et 39-45. Au Nord ,un panorama exceptionnel permet de découvrir le massif du Tanargue et la Cham du Crau. Des rues piétonnes conduisent le visiteur de l'église au château en repérant les anciens emplacements historiques (tour Rompude, tour de Joyeuse mur d'enceinte). L'une d'entre elles porte le nom d'un personnage illustre :Guillaume II de Balazuc  ,dit « le Brave ». Il était le chef des Ligueurs ,une organisation catholique et il s'était battu contre les protestants qui s'étaient emparés du château.La conversion de Henry IV au catholicisme met fin aux guerres de religion et Guillaume II fait sa soumission au roi en sept 1594.

Après la visite, le café du Platane accueille les visiteurs avec de délicieuses glaces (ardéchoises, s'entend qui portent le nom, nullement usurpé de Terre Adélice) et vous propose un modeste mais savoureux repas élaboré avec les produits du terroir.

Les randonnées
Les possibilités sont nombreuses. Des chemins balisés indiquent les circuits. Les pinèdes ou là rouède (forêt de chênes) offrent leur ombre bienfaisante ou protègent du vent.Les différents parcours présentent autant de vues différentes du village, toutes aussi magnifiques les unes que les autres.Citons la ballade du chemin des Muletiers qui relie le village à Chadeyron et permet d'admirer un vaste panorama ,avec, en toile de fond,le village,Chassiers, Vinezac, la vallée de la Ligne et la Croizette d'Uzer.

 

La CroixLes croix
Elles sont nombreuses et rappellent une époque où la religion jouait un rôle primordial . Elles ont toutes une histoire...que vous pourrez découvrir avec notre beau village.

Merci à Mme Exbrayat qui a gentiment mis à ma disposition les recherches effectuées par son mari et à M.le maire qui a ressorti les bulletins municipaux.


 



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